Découvrez les résultats de l’évaluation quantitative d’impact sur la santé (EQIS) de la pollution de l’air ambiant en région Auvergne-Rhône-Alpes, 2016-2018

publié le 18 novembre 2021

Une évaluation quantitative des impacts sur la santé de la pollution de l’air ambiant a été réalisée par la Cellule Auvergne-Rhône-Alpes de Santé Publique France pour permettre aux acteurs locaux, en fournissant des résultats à différentes échelles géographiques, de mesurer les bénéfices potentiels de l’amélioration de la qualité de l’air sur la mortalité et différents indicateurs de santé sur leur territoire.

Il s’agit de la première étude de ce type réalisée à l’échelle d’une région en France.
Ces résultats permettent aux acteurs locaux de situer leur territoire par rapport au contexte plus large de la région.
Ces résultats confirment l’impact important de la pollution de l’air ambiant pour la santé de la population de la région et tout l’intérêt de renforcer les actions d’amélioration de la qualité de l’air notamment au niveau local.

eqis en grand format (nouvelle fenêtre)

Pour estimer l’exposition moyenne de la population à la pollution de l’air dans toutes les communes de la région, les concentrations en particules fines PM2,5, NO2 et ozone issues d’une modélisation à fine échelle (période 2016-2018) ont été reliées à des données de population.

L’étude montre que 7 % de la mortalité de la région est attribuable à l’exposition à long terme aux particules fines, polluant traceur de sources multiples, soit environ 4 300 décès par an. Les résultats concernant la morbidité montrent que plus de 4 % des cancers du poumon, 6 % des accidents vasculaires cérébraux et 5 % des recours aux urgences pour asthme chez les enfants sont attribuables à l’exposition chronique aux particules fines. La part attribuable au NO2, polluant traceur du trafic routier, s’élève à un peu moins de 2 000 décès soit 3 % de mortalité annuelle et l’ozone serait responsable chaque année, chez les personnes âgées de 65 ans et plus, de 0,6 % des hospitalisations pour causes respiratoires et de l’ordre de 1 % des hospitalisations pour causes cardio-vasculaires.

Cliquez ici pour télécharger l’étude complète et sa synthèse.